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Sinsinem Petite guerrière de la vie !
Salut les Ptis Lokums !
Qui suis-je ? En voilà une question difficile… Je suis une fille, une sœur, une épouse, une femme, une amie, une étudiante, une salariée, une bénévole, une Ptite Lokum, une franco-turque, une Parisienne… Si vous voulez vraiment savoir qui je suis, vous allez avoir de la lecture car je ne sais pas faire court… Vous êtes prêts ?
Une fille, une sœur Je suis la fille de ma mère et de mon père, et la sœur de ma sœur. Mais qui sont ces gens ?
Mon adolescence fut plus difficile, lorsque mon père subit un accident cardiovasculaire qui le paralysa du côté gauche, l’obligeant à rester pendant trois mois à l’hôpital. Ma mère effondrée, ma sœur trop jeune, je dus prendre les rênes de la famille. Un nouveau job pour ma mère (qui aidait mon père mais ne travaillait pas auparavant), un papa présent mais trop occupé à reprendre ses capacités physiques (et psychologiques, les séquelles ne sont pas aussi visibles qu’on le pense parfois), une nouvelle place pour moi dans la famille, notamment par rapport à ma sœur pour qui j’incarnai un nouveau parent. Je ne vécus donc pas mon adolescence à temps, mais retardée pour mes 20 ans. En effet, ce n’est qu’à ce moment que les disputes caractérisant l’adolescence apparurent dans ma vie. Un passage de 2-3 mois en Turquie me permit de couper le cordon ombilical. Pourtant, que ce soit par réaction à mon père, ou pour le rendre fier, j’étais encore très dépendante de lui pour prendre toutes mes décisions. Sa mort, le 17 janvier 2005, m’a profondément perturbée : j’ai arrêté mes études pendant un an, et perdu tous mes repères. Ma mère et ma sœur furent alors mes plus grands soutiens, ainsi que mon époux…
Une épouse, une femme
- post sur la différence de culture (il est Kabyle) >> - post qui raconte notre rencontre >> Je voudrais juste ajouter que mon adolescence n’a pas été propice à mon épanouissement personnel en tant que femme. J’ai toujours été coquette (dès ma plus tendre enfance), mais adolescente, je n’acceptais pas mon corps : trop grosse, trop moche, trop petite, etc. C’est grâce aux hommes que j’ai pris confiance en moi et que j’ai pu développer ma féminité. Je remercie donc tous les hommes que j’ai rencontrés, même ceux qui m’ont faite souffrir… Mon chéri, quant à lui, me permet tous les jours de m’épanouir un peu plus et constitue l’un des piliers de ma vie !
Une amie
Mes amies du lycée : ce sont celles avec qui j’ai partagé et je continue de partager beaucoup. L’une est juriste à la Fédération Nationale de l’Habillement, l’autre prépare une thèse à l’INRA (Institut National de Recherche Agricole). L’une est légère et fofolle. L’autre est sérieuse et cultivée. A nous trois, nous formons un trio de choc et de charme !
Mes amies de la fac : des filles studieuses mais tranquilles, avec qui je suis devenue amie en moins d’un an et qui ont été d’un grand soutien lors de la préparation de mon mariage, notamment en m’obligeant à faire un repas pour le célébrer, en se partageant en partie le coût de ce repas ! Mes amies de Montpellier : la distance crée des liens, notamment entre des Parisiennes égarées dans le Sud… Mes amies de l’Inseec : on peut avoir des valeurs de solidarité et de générosité, les revendiquer et faire une école de commerce. Ensemble, nous nous aidons à ne pas oublier qui nous sommes vraiment !
Mes amies d’Arc-en-ciel : je les ai rencontrées à l’association, mais elles sont devenues beaucoup plus que des bénévoles avec qui je partage cette passion. Aujourd’hui, elles sont de véritables amies, des confidentes et même des « compagnonnes » de défis (en ce moment, c’est à qui perdra le plus de poids avant début octobre !) Mes amies des Ptis Lokums : nous ne nous connaissons pas depuis très longtemps, mais je pense que nous sommes en train de poser les pierres fondatrices d’une longue amitié… Mes amis masculins : mon ami d’enfance, avec qui nous avons grandi et fait énormément de bêtises (ah les pistaches...), mes potes de Montpellier avec qui j’adore me bourrer la gueule, mes collègues du boulot qui ont toujours une bonne blague pour me faire oublier un client énervant, mes copains de l’école avec qui on peut débattre de l’actualité économique et politique pendant des heures et des heures, surtout avec un verre dans le nez !
Une étudiante, une salariée… une future chef d’entreprise ? Les études sont une partie non négligeable de ma vie. De nature fière, j’ai toujours essayé de faire partie des premiers de la classe. J’ai reçu un prix du mérite en 5ème, comme une centaine d’autres petits parisiens, mais c’était la classe d’aller à la Mairie de Paris pour recevoir un prix, et de boire du champagne avec ses parents aussi fiers ! Pour faire court, j’ai eu une scolarité exemplaire, ou presque, jusqu’au lycée, où les choses se sont un peu corsées. Cela ne m’a pas empêché d’obtenir un baccalauréat scientifique, spécialité mathématiques. J’ai raté la mention de peu, ce qui a tellement frustré mon perfectionnisme de l’époque que je suis partie du lycée Henri IV (où j’avais passé mes épreuves) sans mon relevé de notes, sésame pour les études supérieures. (J’y suis retournée le lendemain !)
Mon orientation
à l’université s’avéra plus difficile que prévue : depuis toute petite,
je pensais vouloir devenir médecin. Je me suis rendue compte en cette
année césure qu’est la terminale, que ce métier exigeait une vocation
que je n’avais pas. Dans le doute total, j’ai suivi le choix de ma
meilleure amie et les sages conseils d’une tante avocate pour m’inscrire
en droit, à la Sorbonne. Toutefois, après une première année réussie
haut la main, je me confrontai pour la deuxième fois dans ma scolarité
au problème épineux du racisme. Dégoûtée, déroutée, déprimée, en pleine
adolescence retardée, je décidai d’abandonner le droit et de partir en
Une bénévole, une Ptite Lokum !
J’ai découvert les Ptis Lokums à cette époque aussi. En prenant part à l’association, j’ai fait la paix avec mon identité turque. Du coup, j’ai été beaucoup plus ouverte aux différentes initiatives autour de mon pays d’origine. Et il faut dire que je suis une inconditionnelle d’Internet, et une bavarde invétérée donc le forum me correspond vraiment !
Une franco-turque, une Parisienne
J’aime bien ce surnom, donc je l’ai adapté… « Sinsinem, guerrière de la vie », ça me correspond, non ?
PS : Mon trombi est sûrement le plus long et le plus riche en photos, désolée, je plaide la déformation professionnelle (je fais des magazines toute la journée au boulot !) et un égo démesuré, mais ça, vous le saviez déjà !
Sinsinem Septembre 2006
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